Vendredi 2 novembre 2007


J'en étais là. Grâce aux révélations de Louise j'avais bâti ce récit, pour en arriver à cette nuit. 
Une nuit durant laquelle un petit garçon et sa mère quittaient définitivement cette terre pour entrer dans le silence. Elle scellait le destin de mes parents et allait me permettre de venir au monde, quelques années après la mort de Simon.
Je ne pouvais naître qu'à cette condition : sa vigueur cédait la place à ma fragilité et il s'enfonçait dans la nuit afin que je puisse voir le jour.
C'était lui ou moi, un scénario comparable à celui des corps à corps nocturnes avec le frère imaginaire qui partageait ma chambre. On ne prononcera plus son nom, ni celui d'Hannah ; ne resteront d'eux que des sacs abandonnés derrière un fauteuil. Des vêtements, des odeurs, un chien de peluche, des objets orphelins, quelques photos que l'on relèguerait dans l'ombre, et des pensées coupables, dont je supporterai le poids.




dans Le Secret.   
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Lundi 29 octobre 2007




Rien ne console parce que rien ne remplace.



dans Le Portrait
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Vendredi 26 octobre 2007
 

Le destin mêle les cartes et nous jouons.





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Vendredi 26 octobre 2007

( écrit sur la photographie d'une cabine téléphonique )



Mon nom est Sophie Calle. Vous ètes dans ma cabine téléphonique.
Je suis la seule à en connaître le numéro. Je le composerai de façon aléatoire, dans l'espoir d'avoir quelqu'un au bout du fil.
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Mercredi 24 octobre 2007
     

Si deux serpents-minute
se querellent
la mort n'est pas loin.




dans Pensées africaines, Tintinga Frédéric Pacere
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Mercredi 24 octobre 2007




Toute vie est une entreprise de démolition.
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Jeudi 18 octobre 2007


Quand les porcs-épics font l'amour, ils le font doucement.




dans Pensées africaines, de Titinga Frédéric Pacere
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Jeudi 18 octobre 2007


Le bouc n'est jamais las de trimbaler ses testicules.





dans Pensées africaines,  de Tintinga Frédéric Pacere
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Jeudi 18 octobre 2007


Je ne remets jamais au lendemain ce que je peux faire le surlendemain.
 
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Mercredi 17 octobre 2007
 
Je me méfie de la notion de " grands espaces ". C’est une perception des hommes, pas une réalité. Ce sont les hommes qui font les paysages et non les paysages qui construisent les hommes. 





dans un entretien pour le journal L'humanité, du 30 mai 2003
- Publié dans : Espace, temps et vice versa
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