Mercredi 17 octobre 2007



Je me promène dans les champs déserts, les canyons, les bois, mais de préférence près d’un torrent ou d’une rivière, car depuis l’enfance j’aime leur bruit. L’eau vive est à jamais au temps présent, un état que nous évitons assez douloureusement
.


dans En marge,mémoires.
- Publié dans : Unis, vert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 16 octobre 2007


Nous voulons toujours croire que quelqu'un détient la réponse.
Qu''il existe un endroit meilleur, un moment plus propice.
Mais ce n'est pas vrai.
Personne d'autre n'a la réponse,
aucun endroit n'est meilleur que celui-ci, et le moment est dejà passé.
À l'intérieur de toi-même, au centre de ton être, toi seul as la réponse.
Tu sais qui tu es, et tu sais ce que tu veux.

 

 

- Publié dans : Et si c'était simple
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 octobre 2007

 

Si vous voulez avoir un message, allez à la poste.

- Publié dans : L' Art ou la Vie !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007

Je ne dis pas que John ou Jonathan se rendront compte de tout cela. Mais telle est la nature de ce lendemain-là que la simple marche du temps ne parvient jamais à faire poindre. La lumière qui aveugle nos yeux n'est que ténèbre pour nous. Seul ce jour-là point, celui dont nous avons conscience. Des jours vont se lever. Le soleil n'est qu'une étoile du matin.



dans Walden ou la vie dans les bois
- Publié dans : Espace, temps et vice versa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007

                                                                                                                                                                        
                                                                                                                                             A celui (ceux) qui part (ent).




Si un homme ne suit pas le rythme de ses compagnons, peut-être est-ce parce qu'il entend le son d'un autre tambour.

- Publié dans : Le goût des gares
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 octobre 2007

Nous apprenons des alphabets et nous ne savons pas lire les arbres. Les chênes sont des romans, les pins des grammaires, les vignes sont des psaumes, les plantes grimpantes des proverbes, les sapins sont des plaidoiries, les cyprès des accusations, le romarin est une chanson, le laurier une prophétie.
 

dans Trois chevaux.
- Publié dans : Unis, vert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 octobre 2007
DEPART

Je partis en les trahissant tous, père, mère, sœur, maison, études, les rares amis et les mille semaines de résidence, tant il en faut pour faire dix-huit ans.
Aucune fille ne se mouchait sur le quai de la gare, je n’ai trahi alors que cette aucune. Traître à une vie apprêtée, déjà affublée d’un titre, qui n’avait qu’à se dérouler, et pourtant rien, on se saisit au collet et on se tire sans l’ombre d’une lettre, d’un métier dans les mains, d’une nouvelle adresse, muet et bourré de jamais plus. N’importe où sauf ici, n’importe quelle faillite plutôt que cette demi-heure de patience tous les trois quarts d’heure. Trahir et ne pouvoir le faire avec le soulagement de la lâcheté, mais quand même forcé de recourir au plus absurde courage jamais possédé avant, demandé en prêt au futur, s’endettant envers lui. Trahir c’est sentir ses poumons en feu, l’air de la fuite brûle dans les alvéoles, la liberté volée doit être féroce, sinon elle ne résiste pas au remord de la douleur de ceux qui restent. 



dans Le contraire de un.

- Publié dans : Le goût des gares
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 11 octobre 2007


C'est l'impardonnable musique qui étire l'âme, plus fine, susceptible, que la peau.
Tout le monde sait que nous ne sommes pas seuls puisque nous souffrons des mêmes notes qui nous donnent aux uns et aux autres plus de place pour souffrir encore.



dans L'Eclipse de lune de Davenport
- Publié dans : Unis, vert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 11 octobre 2007


Une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui.




dans La route du retour
- Publié dans : Oui mais quand c'est fini, c'est fini?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 10 octobre 2007

Le plus fort n'est jamais assez fort pour être le maître, s'il ne transforme pas sa force en droit, et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort.


lu dans Le journal
L'Humanité.
- Publié dans : Je rêvais d'un autre monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés