• Jérôme Garcin (31/10/2009 publié dans : Unis, vert )
    Dernier galop dans la plaine arasée de l’été déjà finissant. Dernière cueillette de mûres, et l’Eaubac gourmand qui s’arrête le long des haies épineuses et incline sa tête curieuse vers ma main ...
  • Jérôme Garcin (31/10/2009 publié dans : Unis, vert )
    Treize ans plus tard, ce qui restait de ma propre jeunesse s’enfuyait, dans mon dos, au galop. C’est étrange d’entendre au loin caracoler une part de soi qu’on n’a pas su retenir et de savoir que ...
  • Jean-Paul Dubois (19/10/2009 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    J'ai eu le sentiment que je la dérangeais. Elle me demanda ce que je voulais. J'ai dit : " T'embrasser ".Elle m' a tendu les lèvres comme elle m'aurait passé un briquet. Quand je suis ressorti, ...
  • Jean-Paul Dubois (19/10/2009 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Dans quelques instants, j'allumerais les veilleuses et les cadrans éclaireraient le visage de ma passagère. Ils lui feraient un maquillage de brume et le reflet des aiguilles danserait au fond de ...
  • Cioran (19/10/2009 publié dans : Et si c'était simple )
    Si on avait une perception infaillibe de ce qu'on est, on aurait tout juste encore le courage de se coucher, mais certainement pas celui de se lever. Cité dans " tous les matins je me lève", de ...
  • Giraud Brigitte (09/10/2009 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus. Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ...
  • Bartabas (08/10/2009 publié dans : Unis, vert )
    Je vois parfois dans le regard d'un cheval la beauté inhumaine d'un monde d'avant le passage des hommes.
  • Cocteau (26/02/2009 publié dans : Parce que tout ne se classe pas )
    Le miroir ferait bien de réfléchir avant de reflêter notre image.
  • Paul Eluard (16/04/2008 publié dans : Je rêvais d'un autre monde )
    Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci.
  • Léon Tolstoî (15/04/2008 publié dans : Parce que tout ne se classe pas )
    Je désirais le mouvement et non une existence au cours paisible. Je voulais l'excitation et le danger, et le risque de me sacrifier par amour. Je sentais en moi une énergie dans notre vie ...
  • Jack London (15/04/2008 publié dans : Unis, vert )
    Une sombre forêt d'épicéas obscurcissait les deux rives du cours d'eau pris par les glaces. Un coup de vent récent avait dépouillé les arbres de leur blanche couverture de givre et, dans la ...
  • Annie Dillard (15/04/2008 publié dans : Espace, temps et vice versa )
    Nous dormons bercés par l'orgue de Barbarie du temps, puis nous nous éveillons- si toutefois nous le faisons - au silence de Dieu. Ensuite, quand nous nous éveillons aux rives profondes du temps ...
  • Edward Whimper (15/04/2008 publié dans : Unis, vert )
    Le dernier souvenir triste flotte autour de moi et parfois me recouvre comme de la brume, effaçant la lumière du soleil et jetant un froid sur l'évocation des temps heureux. Il y a eu des joies ...
  • Camille Laurens (18/01/2008 )
    ça a commencé comme ça, voilà ce qu'il faut montrer : le début de l'amour, comment c'est - la peur que c'est. Il faut montrer parce qu'ensuite on l'oublie, il y a une ellipse, un blanc pareil au ...
  • Camille Laurens (18/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    L'angoisse est pourtant le signe initial de l'amour, comme elle en signe aussi la fin, c'est même une chose étrange, cette symétrie : l'amour commence comme il finira, il finit comme il a ...
  • Camille Laurens (18/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    L'amour commence comme on vient au monde, c'est âpre, ça rape et ça fait mal, l'air déchire et manque à la fois, on voudrait crier au secours, on est faible et nu, à découvert, on a peur, on est ...
  • Camille Laurens (18/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    - Ce n'est jamais la première fois : dans les battements du coeur en alerte, on n'est pas de la dernière averse, on sait comment il vient, on se souvient de ce qu'il devient, on connaît l'avenir ...
  • Sylvie Germain (18/01/2008 publié dans : C'est quand le bonheur ? )
    " La  nuit, qui par le cri de sa mère un soir de septembre s'empara de son enfance, s'engouffrant dans son coeur avec un goût  de cendres, et de sel et de sang, ne le  quitta jamais plus, ...
  • Camille Laurens (18/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Tomber amoureux, c'est naître en se souvenant d'être né, aucune naissance n'est naîve, c'est vieux comme le monde. Quelque chose se rejoue, qui fait trembler, on a déjà marché dans cette jungle, ...
  • Ingmar Bergman (18/01/2008 publié dans : Parce que tout ne se classe pas )
    Marianne : - Tu crois que nous vivons dans une confusion totale ? Johan:        - Toi et moi ? Marianne :  - Non, nous tous. Répliques de Scènes de la vie conjugale 
  • L.F. Céline (16/01/2008 publié dans : L' Art ou la Vie ! )
    Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C'est un roman, rien qu'une histoire fictive. Littré ...
  • Chanson (16/01/2008 publié dans : Les mots bleus )
       Notre vie est un voyage  Dans l'hiver et dans la Nuit  Nous cherchons notre passage  Dans le ciel où rien ne luit. Chanson des gardes suisses, 1793.
  • Simone de Beauvoir (09/01/2008 publié dans : Etre une femme, une femme )
    Les femmes plus que les hommes éprouvent le besoin d'avoir un ciel au-dessus de leurs têtes. dans La force de l'âge.
  • Simone de Beauvoir (09/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Sa mort nous sépare. Ma mort ne nous réunira pas. C'est ainsi : il est déjà beau que nos vies aient pu si longtemps s'accorder. dans La cérémonie des adieux. 
  • Arnaud Catherine (09/01/2008 publié dans : Les mots bleus )
    Martin a hurlé de toutes ses forces : - Maman ! Elle a relevé les yeux droits devant elle, inflexible, contemplant la mer étale. Je lui ai tendu la main. Elle l'a observée puis elle a baissé la ...
  • Simone de Beauvoir (09/01/2008 publié dans : L' Art ou la Vie ! )
    Si j'avais souhaité autrefois me faire institutrice, c'est que je rêvais d'être ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrais de réaliser ce voeu. Elle m'assurait une ...
  • Laurent Graff (09/01/2008 publié dans : Espace, temps et vice versa )
    J'ai tendance à penser que les voyages ne sont que des illusions fatigantes et astreignantes, réclamant beaucoup d' énergie et une adhésion sans faille. Je n'ai pas soif d'horizons, cet appétit ...
  • D.H Laurence (09/01/2008 publié dans : Les mots bleus )
    A bout il me reste à brûler maintes années, retenu Sur ce corps comme la flamme d'une chandelle. Mais j'abrite en moi-même une ombre bleue, une vivante présence au sein  de ma flamme de vie, ...
  • Simone de Beauvoir (09/01/2008 publié dans : Etre une femme, une femme )
    On ne naît pas femme, on le devient. dans Le deuxième sexe.
  • Judith Perrignon (08/01/2008 publié dans : C'est quand le bonheur ? )
     Qu'est-ce-que donc qui me lie à mon frère, au point que je ne puisse aller sans lui ? Nous n étions pas des jumeaux, nous étions même incapables de vivre entre les mêmes murs ! Qu'est-ce-que ...
  • Maxime arabe (03/01/2008 publié dans : Et si c'était simple )
    Tant que je garde mon secret, il est mon prisonnier ; dès que je le lâche, c'est moi qui devient son prisonnier.
  • Pascal Quignard (02/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Je vous abandonne parce que je ne songe plus à vos seins dans mes rêves. J'ai vu d'autres visages. Nos coeurs sont des affamés. Notre esprit ne connaît pas le repos. La vie est belle à proportion ...
  • Pascal Quignard (02/01/2008 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    J'ai voulu lui parler et ma voix s'est perdue. Immobile, saisi d'un long étonnement, de son image en vain j'ai voulu me distraire. Trop présente à mes yeux, je croyais lui parler, j'aimais ...
  • Pascal Quignard (02/01/2008 publié dans : L' Art ou la Vie ! )
      " Avez-vous un coeur pour sentir ? Avez-vous un cerveau pour penser ? Avez-vous idée de ce à quoi peuvent servir les sons quand il ne s'agit plus de danser ni de réjouir les oreilles du roi? ...
  • Pascal Quignard (31/12/2007 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse. Il se prit de ...
  • Oriana Fallaci (29/12/2007 publié dans : Amour,amour je t'aimais tant )
    Entre un homme et une femme, ce qu'on appelle amour est une saison. dans Lettre à un enfant jamais né      Lettera a un banbino mai nato. 
  • Michel Schneider (29/12/2007 publié dans : Etre une femme, une femme )
    Cette façon qu'elle avait dans la vie comme dans ses films de marcher sur le fil invisible qui sépare le réel brut de l'absolue fiction. Son image faite d'exil et de tremblements, comme un ...
  • Nina Bouraoui (29/12/2007 publié dans : Unis, vert )
    Qui sait le séisme? Qui sait la vraie peur ? Qui sait le désarroi ? Qui sait ma terre fragilisée ? Ce séisme forme déjà l'exil et la différence. Il traverse le corps et impose une scission.  Il ...
  • Claude Pujade-Renaud (29/12/2007 publié dans : Parce que tout ne se classe pas )
    Comme on fait son lit on se couche, répétait sa mère. La voici dans celui de Blaisine Bouvier. Dans de beaux draps, certes. Métis, brodés à jours. La tête d'Armand, pesante, sur son épaule. Ils ...
  • Voltaire (22/12/2007 publié dans : C'est quand le bonheur ? )
    Qui n'a pas l'esprit de son âge, De son âge a tout le mahleur.
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